


L'arrêt Laval devrait clarifier les droits des travailleurs détachés
26/02/2008
Les parlementaires membres de la commission de l'Emploi et des Affaires sociales (EMPL) et des experts ont débattu aujourd'hui au Parlement européen des conséquences des arrêts de la Cour de justice de décembre 2007 sur les cas "Laval" et "Viking", deux affaires emblématiques en matière de droit social, en particulier concernant la portée légale des conventions collectives.
"Il n'y a aucune raison de modifier la directive sur le détachement des travailleurs suite à l'arrêt Laval", a déclaré Anne JENSEN (Venstre, Danemark), qui siège à EMPL.
"Ce dont nous avons besoin, c'est davantage d'informations sur les droits des travailleurs et les obligations des employeurs. En outre le Danemark et la Suède devraient revoir leur manière d'appliquer la directive en question afin d'améliorer l'égalité de traitement des travailleurs détachés avec les travailleurs nationaux".
"Cette audition a clairement indiqué que les arrêts de la Cour ne constituaient pas une attaque contre le droit syndical fondamental de mener une action collective, mais limitent simplement les objectifs de cette action collective à la seule protection des travailleurs détachés et à la défense de leurs droits minimum".
"Je trouve totalement ridicule que quelques eurosceptiques considèrent ces arrêts comme des obstacles à la ratification du Traité de Lisbonne, et je constate d'ailleurs que John Monks de la Confédération européenne des syndicats estime que les travailleurs à travers l'Europe verront leurs droits mieux préservés avec le Traité de Lisbonne et le caractère juridiquement contraignant de la Charte des droits fondamentaux", a conclu Mme Jensen.