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"Le Brexit est accessoire. Ce qui compte, c’est l’avenir commun des 27", déclare Guy Verhofstadt
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01.03.2017

"Le Brexit est accessoire. Ce qui compte, c’est l’avenir commun des 27", déclare Guy Verhofstadt


Au cours du débat d'aujourd'hui sur la Commission européenne - le livre blanc du président Jean-Claude Juncker sur l’avenir de l’Europe, Guy Verhofstadt, président de l’ADLE a appelé ses collègues à ne pas faire du Brexit un exercice défensif :

"Nous ne devons pas nous concentrer sur le côté négatif d'un pays qui nous quitte, mais sur la perspective optimiste de construire un nouveau destin commun pour les 27."

S’adressant directement à M. Juncker, Guy Verhofstadt a déclaré : "Je pense que vous avez raison quand vous dites que les trois premiers scénarios ne constituent pas une véritable option et nous devrions aller de l'avant avec le scénario quatre ou cinq : faire les choses plus efficacement et travailler davantage ensemble. Il faut absolument une solution européenne à la crise des migrants, nous devons élargir notre marché intérieur aux secteurs du numérique et de l'énergie, et nous devons renforcer les capacités européennes afin de stabiliser notre voisinage et préserver l'Europe."

"Ce que nous devons absolument éviter, c'est d’avancer davantage sur la voie de l'Europe à la carte, faite d’exclusions et d’exemptions pour tout le monde. L'Europe est aujourd'hui une union qui ne donne pas assez de réponses, qui les donne trop tard, parce que nous sommes une confédération peu structurée d’Etats nations, paralysés par la règle de l'unanimité : si nous voulons que l'Europe fonctionne à nouveau, nous avons besoin davantage d'unité, c'est ce que nos pères fondateurs avaient en tête : Jean Monnet, Paul-Henri Spaak et oui, Winston Churchill, qui a mené la lutte pro-européenne en Grande-Bretagne."

Pour entamer la reconstruction de l'Union européenne, Guy Verhofstadt a déclaré que la Commission, le Parlement et le Conseil devaient unir leurs forces :
"Nous avons besoin d'une réflexion interinstitutionnelle - comme nous l'avons fait avec le Groupe Monti, avec des représentants des trois institutions, parce que la Commission ne peut pas faire cela toute seule".

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