La fin de non recevoir opposée par le Conseil aux demandes dont le Parlement européen assortit son vote du budget 2011 est préoccupante. L'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe convient des difficultés budgétaires dans lesquelles se débattent les Etats membres mais considère que sa vision du budget 2011 est raisonnable à cet égard. La conciliation permettra au Parlement de démontrer la justesse de sa position.
Ce sera aussi l'occasion de réitérer les trois points qui structurent l'articulation entre ce budget annuel et les exercices suivants ainsi qu'avec la prochaine négociation sur le cadre financier post-2013: l'adéquation des financements avec les ambitions affichées, dont les nouvelles politiques nées du Traité de Lisbonne pourraient avoir à pâtir en 2012 et 2013; la garantie juridique et financière nécessaire pour le bon fonctionnement le cas échéant du Fonds européen de stabilisation financière, dont 60 milliards sont gagés sur le budget de l'UE; l'engagement du Conseil à doter l'UE à l'avenir d'une ressource propre stable et suffisante.
Lors du débat en plénière sur le budget 2011, Anne JENSEN (Venstre, Danemark), coordinatrice de l'ADLE, au sein de la commission des Budgets, a insisté sur les difficultés de financement dans le respect des plafonds actuels de dépenses: "Il est certes souhaitable de faire des économies budgétaires mais le cadre financier actuel est trop rigide. Je regrette que la Commission n'ait pas proposé une révision du cadre à mi-parcours et je crains que sans flexibilité supplémentaire nous n'allions vers de graves difficultés d'ici 2013"
Pour Carl HAGLUND (Svenska folkpartiet, Finlande), rapporteur fictif pour le budget du Parlement, a ajouté: "La situation économique est difficile et les démocrates et libéraux auraient préféré que le Parlement donne l'exemple. Même si nos dépenses de fonctionnement sont marginales, il aurait été symbolique que nous puissions réduire notre budget interne. Reste qu'au delà du fonctionnement, il y a de vraies politiques communes et je comprends mal par exemple pourquoi le Conseil réduit les dépenses de recherche".





















