Le Parlement européen a finalement approuvé aujourd'hui l'accord conclu il y a deux semaines avec le Conseil sur les six actes législatifs sur la gouvernance économique, qui améliore le cadre existant de la surveillance macroéconomique en Europe. Les démocrates et les libéraux ont insisté tout au long des discussions sur le renforcement du volet préventif du Pacte de stabilité comme étant l'un des éléments essentiels du paquet pour contribuer à restaurer la stabilité et la croissance de l'Europe.
Guy VERHOFSTADT, président de l'Alliance des démocrates et des libéraux au Parlement européen, a déclaré: "La victoire d'aujourd'hui est essentiellement due à la persévérance des démocrates et des libéraux à établir des règles claires qui imposent davantage de discipline par le biais de sanctions automatiques. Cela découragera les États membres d'échapper à leurs responsabilités les uns envers les autres afin de garantir la stabilité de la zone euro. C'est une réponse à l'échec des États membres dans le passé à respecter les règles qu'ils avaient eux-mêmes acceptées."
Par ailleurs, tout en réclamant une mise en œuvre rapide du paquet, Guy Verhofstadt a poursuivi: "Ces 6 textes ne sont pas la panacée contre la crise économique actuelle, mais constituent une composante vitale dans une prochaine structure détaillée pour la gouvernance économique et la croissance en Europe".
Sylvie GOULARD (Modem, France), rapporteur sur la surveillance budgétaire, a ajouté : "Une des innovations réelles introduites par le Parlement européen est ce que nous avons appelé 'le dialogue économique'. Les ministres nationaux/ le Conseil devront désormais expliquer leurs actions et leurs décisions de façon transparente. En insistant pour davantage de discipline visant à maintenir des niveaux viables de la dette, nous avons libéré de nouveaux espaces afin que les États membres puissent investir dans la croissance".
En ce qui concerne les 'euro-obligations' présentées dans son rapport, Mme Goulard a expliqué : "L'adoption du paquet a validé la demande du Parlement à la Commission de présenter des propositions concrètes pour la création d'un marché obligataire européen; dont le but ultime est d'encourager les États membres vers une situation d'endettement soutenable, afin d'éviter la spéculation sur les taux d'intérêt et de renforcer l'euro en tant que véritable monnaie mondiale."
Carl HAGLUND (Svenska Folkpartiet, Finlande), rapporteur sur les mesures d'application afin de corriger les déséquilibres macroéconomiques, a poursuivi: "C'est un pas en avant nécessaire. Grâce à ces règles nouvelles et claires, l'avenir de l'euro est plus brillant. Les règles précédentes ont permis de négocier avec le Conseil européen; par conséquent les États membres qui avaient été contraints de prendre des mesures à l'égard de leurs problèmes financiers, étaient par contre en mesure de continuer sur une voie irresponsable. Par ailleurs, la nouvelle surveillance macro-économique est élargie et la Commission dotée d'outils nécessaires afin d'intervenir avant qu'il ne soit trop tard."
Sharon BOWLES (Lib Dem, Royaume-Uni), présidente de la commission des Affaires économiques et monétaires a conclu :
"Les problèmes de la zone euro menacent de créer une véritable crise mondiale similaire à celle due à l'effondrement de Lehman Brothers. Nous pouvons maintenant montrer au monde entier que l'Europe est capable de faire face aux failles dans la gouvernance économique. Sans cette étape essentielle, tout espoir d'une solution à long terme pour la zone euro aurait été perdu."























