Guy VERHOFSTADT, président de l'ADLE au Parlement européen a critiqué l'échec des ministres des finances européens hier pour conclure un accord avant le très important sommet de Copenhague en décembre sur l'aide financière à accorder aux pays en voie de développement afin qu'ils puissent apporter leur contribution dans la réduction des émissions mondiales.
"Nous ne pouvons pas aller à Copenhague avec les mains vides" a déclaré Guy Verhofstadt.
"Nous comprenons tous l'urgence du réchauffement mondial et les effets potentiellement dévastateurs sur nos économies dans les années à venir, pourtant quand les décisions difficiles doivent être prises, la solidarité européenne semble être absente."
"La présidence suédoise a avancé une proposition et les Etats membres ont pris leurs distances. Cette proposition doit maintenant être déposée devant le Conseil européen la semaine prochaine à Bruxelles pour que les dirigeants européens prennent une décision. S'attaquer au changement climatique n'est pas un exercice gratuit. Notre résolution sur le traitement du réchauffement planétaire doit se traduire par des fonds".
Les députés au sein de la commission "environnement" ont estimé cette semaine que les pays de l'UE devaient contribuer approximativement pour 30milliards d'euros par an en faveur des pays en voie de développement d'ici 2020 afin de les aider à atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de carbone. La Commission propose une contribution beaucoup plus faible mais il y a également un désaccord d'une partie des plus récents Etats membres européens sur la façon dont la charge financière devrait être partagée entre les 27 pays.
Fiona HALL (Royaume-Uni, LibDem), s'exprimant en plénière hier a précisé que le marché international du carbone n'avait pas soutenu un financement adéquat afin que les pays en voie de développement atteignent leurs objectifs mondiaux de réduction des émissions.
"Les pays en voie de développement doivent trouver 30 milliards d'euros par an en épargne d'efficacité énergétique. C'est tout à fait irréaliste. Si les Etats membres de l'UE les plus riches éprouvent des difficultés à se procurer des investissements directs afin de faire des épargnes d'efficacité énergétique, comment voulez-vous que les pays pauvres en fassent autant ? L'UE a l'occasion d'aller à Copenhague et de mener le débat, mais tout le monde doit être d'accord. La Commission doit faire une nouvelle proposition de financement dès que possible."





















