Les partis pro-européens ont presque réussi à sortir la Moldavie de l'impasse politique qui paralyse le pays depuis 2 ans.
Au terme des élections législatives d'hier (28 novembre), on voit ainsi qu'environ 50% des Moldaves ont voté en faveur le la coalition de partis de centre-droit, dépassant le Parti communiste à 40% des votes.
Graham WATSON (LibDem, Royaume-Uni), rapporteur pour le Parlement européen sur la Moldavie, a déclaré:
"Les résultats montrent qu'une majorité de plus en plus grande de Moldaves est en faveur d'une voie politique pro-européenne libérale.
"Toutefois, il est décevant de constater qu'il manque aux partis de l'alliance libérale démocrate 4 sièges sur les 61 nécessaires à l'élection d' un nouveau président - bien que cela puisse changer au fur et à mesure que les votes exprimés de l'étranger seront comptés.
"Tous les partis devraient maintenant chercher une solution pour mettre fin à la crise politique et donner au pays le leadership qu'il mérite."
M. Watson, membre des Libéraux Démocrates européens (ELDR), a également rendu hommage aux dirigeants du parti AMN dont il regrette l'échec du retour au Parlement.
Christian BUSOI, (Partidul national libéral, Roumanie), a ajouté:
"Je salue le bon résultat des partis pro-européens en République moldave. Il prouve que les citoyens moldaves se sont engagés à construire un avenir européen et qu'ils sont heureux des réformes mises en œuvre au cours des 14 derniers mois.
"J'espère vraiment qu'une solution politique sera dégagée afin de permettre l'élection d'un nouveau président. J'espère aussi qu'un gouvernement pro-européen continuera à réformer la société et l'économie moldaves vers un pays démocratique, compétitif et prospère, fondé sur le solide Etat de droit."
Note aux rédacteurs
Les élections législatives d'hier étaient les troisièmes du pays en deux ans, aucun des partis n'ayant la majorité requise pour élire un président depuis 2009.
La Constitution prévoit que le président soit choisi par au moins 60% des représentants des 101 sièges du Parlement.
En avril 2009, des émeutes ont éclaté à Chisinau, capitale de la Moldavie, lorsque des opposants se sont plaint que le Parti communiste avait truqué le vote afin de se maintenir au pouvoir. Une nouvelle élection en juillet 2009 avait été remportée par les partis pro-occidentaux, mais sans majorité suffisante pour élire un président. De nouvelles élections parlementaires avaient été réclamées pour le 28 novembre 2010 dans l'espoir de sortir de l'impasse politique.
La Moldavie a obtenu son indépendance de la Russie en 1991 et a depuis été divisée politiquement entre les partis pro-occidentaux poussant à l'adhésion à l'UE et le parti communiste qui favorise des liens plus étroits avec la Russie.





















