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L'efficacité énergétique doit être le fondement de l'avenir énergétique de l'Europe

La commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie du Parlement européen, se prononcera demain sur des mesures visant à réduire la consommation d'énergie de 20% en 2020. Les prévisions actuelles prévoient que l'UE n'atteindrait qu'une réduction de 9% par rapport à 1990.

27/02/2012

La commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie du Parlement européen, se prononcera demain sur des mesures visant à  réduire la consommation d'énergie de 20% en 2020. Les prévisions actuelles prévoient que l'UE n'atteindrait qu'une réduction de 9% par rapport à 1990.

Fiona HALL (Lib Dem, Royaume-Uni), rapporteur du Parlement sur le plan d'action pour l'efficacité énergétique de 2006 et qui suit maintenant la directive proposée sur l'efficacité énergétique au nom de l'ALDE, a déclaré que l'absence d'objectifs contraignants pour l'efficacité énergétique est l'une des principales raisons pour lesquelles si peu de progrès avaient été accomplis. Mme Hall a ajouté qu'il était vital que le nouveau projet législatif réponde à un niveau d'ambition élevé et contraignant afin que l'objectif d'économies d'énergie primaire absolue de 20% soit atteint. Mais elle a reconnu que davantage de flexibilité devait être accordée aux États membres dans l'exécution des mesures nécessaires pour satisfaire cette ambition.

S'exprimant avant le vote, Fiona Hall a déclaré :

"Economiser l'énergie est de loin le moyen le plus simple et le moins coûteux afin de réduire l'empreinte carbone de l'Europe et de maintenir de petites factures d'énergie pour les consommateurs tout en améliorant aussi notre sécurité énergétique globale.

"Plus la demande diminue, moins nous dépendons des importations d'énergie provenant de sources non fiables politiquement. L'Arabie saoudite a déjà annoncé que les prix du pétrole resteraient au-dessus de 100 dollars le baril dans un avenir prévisible. La réduction de nos importations d'énergie sera un élément clé afin de maintenir les prix de l'énergie sous contrôle en Europe."

Mme Hall a ajouté que le fait de connaître la quantité d'énergie nécessaire en 2020 faciliterait également la planification des infrastructures et éviterait des erreurs coûteuses de surinvestissement.

Commentant également la relation entre la directive sur l'efficacité énergétique et le système d'échange de quotas d'émission, Vladko Todorov PANAYOTOV (Mouvement pour les Droits et la Liberté, Bulgarie), a poursuivi : "La Commission doit présenter des propositions afin d'ajuster le système d'échange de quotas d'émission afin de tenir compte de l'impact de la directive sur l'efficacité énergétique sur le prix du carbone. Son niveau initial doit être restauré afin de stimuler fortement les investissements à faible intensité carbonique."

A l'issue du vote en commission, il faut espérer que des négociations informelles sur la directive relative à l'efficacité énergétique aient lieu entre le Parlement et le Conseil afin de parvenir à un accord en première lecture sous la présidence danoise.


Note aux rédactions:

1) L'ADLE se félicite en particulier des feuilles de route à long terme sur la rénovation des bâtiments que les États membres doivent développer (article 3a), et de l'objectif annuel de 2,5% de grande rénovation concernant des pouvoirs publics ou d'autres mesures qui se traduiraient par une quantité équivalente d'économies d'énergie (article 4). L'ADLE estime que les autorités publiques devraient donner l'exemple afin de stimuler l'innovation dans le secteur de la construction, de contribuer à créer une bonne base de compétences et de préparer ainsi l'industrie à un niveau de rénovation qui devait être entrepris d'ici 2050.

2) L'ADLE se félicite également de l'obligation faite aux sociétés d'énergie de réaliser des économies d'énergie annuelles d'au moins 1,5% parmi les consommateurs finaux (article 6).

3) L'ADLE a insisté avec succès pour davantage de flexibilité en faveur des PME afin de leur fournir des encouragements et des conseils sur les avantages potentiels de la consommation d'énergie réduite, sans rendre les audits énergétiques et le système de gestion de l'énergie obligatoires (article 7).

4) L'ADLE se félicite de l'approche moins prescriptive envers les obligations de production combinée de chaleur et d'électricité (PCCE) qui devraient être fondées sur une analyse solide des coûts-avantages conçus par les États membres à l'échelle nationale et sur la base des lignes directrices de l'UE.

 

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