Les démocrates et libéraux européens regrettent vivement que le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, n'est pas saisi aujourd'hui l'opportunité du vote d'un rapport sur les relations commerciales avec le Japon pour lancer un appel clair en faveur de l'ouverture de négociations pour un accord de libre échange. Les échanges entre ces deux grandes puissances économiques ne cessent de reculer depuis 10 ans, sans pour autant combler le déficit commercial abyssal de l'UE vis à vis du Japon. Au moment où l'Europe traverse une crise économique profonde, l'ADLE considère que cette pusillanimité est dramatiquement contre-productive.
Metin KAZAK (Mouvement pour les droits et la liberté, Bulgarie), coordinateur de l'ADLE au sein de la commission du Commerce international, a déclaré: "Nous préconisons l'ouverture de négociations avec le Japon. Nous ne pouvons tout simplement pas manquer cette opportunité de faire une percée avec la troisième plus grande économie du monde. Le potentiel recélé par la suppression des barrières non-tarifaires, la réduction drastique des droits de douane, l'abolition des restrictions d'accès aux marchés publics, pourrait se chiffrer en milliards pour nos entreprises et créer les emplois dont nos concitoyens ont tant besoin".
"Lancer des négociations ne veut pas dire que nous devons les conclure. Un mandat doit être donné à la Commission mais il doit être clair que si le Japon ne joue pas le jeu, en particulier concernant l'industrie automobile et les marchés publics, alors nous annulerions ces négociations". a conclu M. Kazak.




















