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Le Parlement européen exhorte les Nations Unies à interdire officiellement les mutilations génitales féminines

La pratique des mutilations génitales féminines (MGF), qui a de graves conséquences sanitaires pour les jeunes filles et les femmes, n'est pas le triste apanage de pays exotiques: au moins 500.000 femmes et jeunes filles en Europe vivent avec des mutilations génitales féminines et environ 180.000 filles courent le risque d'être mutilées. Bien qu'il ait été démontré que les MGF aient de nombreux effets néfastes, tant physiques que psychologiques, la pratique perdure par tradition, ne répond à aucun impératif médical et constitue un exemple extrême de discrimination fondée sur le sexe.

14/06/2012

La pratique des mutilations génitales féminines (MGF), qui a de graves conséquences sanitaires pour les jeunes filles et les femmes, n'est pas le triste apanage de pays exotiques: au moins 500.000 femmes et jeunes filles en Europe vivent avec des mutilations génitales féminines et environ 180.000 filles courent le risque d'être mutilées. Bien qu'il ait été démontré que les MGF aient de nombreux effets néfastes, tant physiques que psychologiques, la pratique perdure par tradition, ne répond à aucun impératif médical et constitue un exemple extrême de discrimination fondée sur le sexe.

Le Parlement européen a exhorté aujourd'hui l'ONU à s'engager pour l'interdiction des MGF lors de sa prochaine Assemblée Générale. "Mettre fin aux MGF renforce la bataille décisive pour les droits de l'homme dans le monde", explique Renate WEBER (PNL, Roumanie), coordinatrice de l'ADLE au sein de la commission des libertés civiles et l'une des initiatrices de la résolution du Parlement européen. "Une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies visant à interdire les mutilations génitales féminines dans le monde entier renforcerait la condamnation universelle de la communauté internationale envers cette violation des droits fondamentaux. Elle permettrait de renforcer une législation détaillée et devrait prévoir des sanctions efficaces contre ceux qui se livrent à cette pratique."

Izaskun BILBAO BARANDICA (Partido Nacionalista Vasco, Espagne), membre de l'ADLE au sein de la commission des Droits de la femme et de l'Egalité des chances, souligne l'importance de l'éducation : "Un des moyens importants afin de prévenir les mutilations génitales féminines est de rendre les filles et les femmes plus fortes par le biais de programmes de sensibilisation. Les personnes qui défendent la pratique des MGF fondent leur croyance sur la superstition et la tradition, au lieu de faits. Les mythes qui se propagent doivent être combattus avec de la connaissance et des informations fondées sur des preuves. Il s'agit d'une priorité absolue et qui doit être centrée en particulier sur les victimes. Pas une seul femme dans le monde ne doit croire que la mutilation génitale est acceptable."

L'ADLE souligne explicitement la nécessité de soutenir la société civile, et en particulier les organisations féminines, en travaillant au sein de leurs communautés pour mettre fin à la violence contre les femmes, y compris les mutilations génitales féminines.

Le Parlement européen demande instamment à l'Assemblée générale des Nations Unies d'adopter une résolution lors de sa soixante-septième session démarrant en septembre 2012 afin de mettre un terme aux mutilations génitales féminines dans le monde entier, comme demandé par le Sommet de l'Union africaine, le 2 juillet 2011, et à criminaliser la pratique. Les actions des États membres doivent être harmonisées en fournissant des recommandations et des lignes directrices pour le développement et le renforcement des instruments juridiques régionaux et internationales et des législations nationales.

 

 

 

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