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La Grèce a besoin d'importantes réformes structurelles et non d'une purge fiscale

Lors d'une conférence de presse à Athènes aujourd'hui, avant l'annonce attendue par les dirigeants des partis grecs d'un soutien au nouveau plan d'austérité qui débloquera l'aide de l'UE, Guy VERHOFSTADT, président de l'ADLE, qui conduisait une délégation parlementaire de haut niveau, a demandé la remise sur les rails de l'État grec, la fin du clientélisme politique et la mise en oeuvre de réformes structurelles visant à libéraliser le secteur économique.

07/02/2012

Lors d'une conférence de presse à Athènes aujourd'hui, avant l'annonce attendue par les dirigeants des partis grecs d'un soutien au nouveau plan d'austérité qui débloquera l'aide de l'UE, Guy VERHOFSTADT, président de l'ADLE, qui conduisait  une délégation parlementaire de haut niveau, a demandé la remise sur les rails de l'État grec, la fin du clientélisme politique et la mise en oeuvre de réformes structurelles visant à libéraliser le secteur économique.

"Il est clair que la Grèce est au bord de l'abîme. Elle vit au-dessus de ses moyens et a perdu sa compétitivité structurelle. Les gouvernements successifs ont esquivé les décisions difficiles afin de réformer l'État. La résistance de la classe politique actuelle, dominée par deux grands partis campant sur leurs avantages acquis, bloque les réformes. "

"Il est impératif de s'entendre sur une croissance globale et un plan d'investissement pour 2020 qui énonce une vision ainsi que des mesures concrètes et des réformes à mettre en œuvre au cours des huit prochaines années, axées sur la réduction des dépenses inutiles et des décisions difficiles mais nécessaires afin de réformer le système fiscal, libéraliser les secteurs protégés et réduire la taille du secteur publique."

"Ne pas agir maintenant pour sauver la Grèce conduirait non seulement à la contagion vers d'autres pays, mais précipiterait une situation de défaut de paiement avec toutes ses conséquences pour l'ensemble de la zone euro."

"En retour, l'UE doit montrer sa solidarité envers le peuple grec et s'engager à conserver la Grèce à l'intérieur de la zone euro. La Troïka doit proposer un train de mesures pour soutenir la croissance incluant des ressources accrues substantiellement pour le Fonds de stabilité et un accès facilité aux 15 milliards d'euros disponibles des Fonds structurels européens. La Troïka doit aussi admettre que des augmentations incessantes d'impôts n'aideront pas la Grèce qui a surtout besoin de réformes structurelles et d'investissements productifs."

"La Grèce a une population instruite, des entrepreneurs et un certain nombre de secteurs économiques productifs", a ajouté M. Verhofstadt. "L'économie grecque doit s'affranchir du joug d'un l'Etat hypertrophié et ainsi permettre aux entreprises de prospérer dans un environnement libre et concurrentiel. L'État doit être réduit de façon drastique et un terme doit être mis au clientélisme qui étrangle l'économie et freine les réformes."

Theodoros SKYLAKAKIS (Alliance démocratique, Grèce) qui a accueilli la réunion du Bureau des démocrates et des libéraux à Athènes, a conclu: "Les efforts déployés tant par le peuple grec que par les États membres de l'UE doivent se poursuivre, afin que les Grecs trouvent la force de changer les mentalités existantes. Le problème fondamental est le manque de confiance. Et la confiance ne sera restaurée que si un plan d'investissement sérieux est mis en place. Le pays a besoin d'investissements, et non d'une purge fiscale".

 

 

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