La commission électorale égyptienne a décidé hier soir de disqualifier définitivement une dizaine de candidatures à l'élection présidentielle, rejetant leur appel. Sans se prononcer sur tous les cas, l'ADLE juge néanmoins étranges certaines motivations avancées. Ainsi Khairat Al-Shater et Ayman Nour ne pourront pas se présenter sous prétexte qu'ils ont été condamnés par la justice pendant le régime Moubarak. Le Conseil suprême des forces armées (SCAF) parle de pardon national mais apparemment continue de considérer que les preuves accumulées lors de procès truqués restent valides.
Guy Verhofstadt, président de l'ADLE, a déclaré : "Cela ressemble à l'intrigue d'un très mauvais film. Deux adversaires de Moubarak qui ont purgé de nombreuses années de prison sont désormais punis pour leur prise de position courageuse. La seule raison pour laquelle Ayman Nour a été condamné en 2005 était d'avoir osé se porter candidat à la présidentielle contre Hosni Moubarak. Le verdict de la commission électorale ressemble beaucoup au régime de Moubarak. Le cas d'Ayman Nour donne l'impression que Moubarak règne toujours en Egypte".
Edward MCMILLAN-SCOTT (LibDem, Royaume-Uni), vice-président du Parlement européen pour les droits de l'homme et la démocratie a ajouté: "Le fondement de cette décision est né d'une affaire frauduleuse intentée contre Ayman Nour l'ayant accusé d'avoir falsifié 50 signatures dans la mise en place de son parti. La procédure était à l'époque ridicule, et avait été critiquée par le Département d'Etat et par le Conseil de l'UE. L'ambassadeur britannique avait assisté à l'ensemble du procès truqué. En 2012, cela semble encore plus ridicule et mine cruellement les prochaines élections présidentielles".





















