Le Parlement européen devrait approuver à une large majorité jeudi 15 mars la 'feuille de route' de la Commission vers une économie compétitive à faible intensité de carbone. Le document fournit un cadre politique pour l'Union européenne afin de parvenir à une réduction de 80-95% de ses émissions de CO2 à l'horizon 2050.
Son approbation formelle par les gouvernements de l'UE avait été bloquée la semaine dernière au Conseil Environnement par la Pologne, qui s'était opposée à la mise en place d'objectifs intermédiaires, malgré une écrasante majorité en faveur.
Le soutien transpartisan des députés réjouira la commissaire à l'action pour le climat, Connie Hedegaard, qui arguera que ce soutien renforce son autorité afin de présenter des propositions concrètes pour atteindre l'objectif.
Le rapporteur Chris DAVIES (LibDem, Royaume-Uni) affirme que l'UE doit adopter une stratégie claire en vue de promouvoir l'investissement industriel. Il a déclaré : "Le changement climatique n'est pas actuellement la priorité de l'agenda politique, mais une approche à long terme est nécessaire afin de lutter contre ce phénomène. Plus tôt nous agissons, plus l'avenir sera serein."
"L'Europe ne peut pas résoudre les problèmes du monde entier à elle seule, mais des changements sont inévitables. Soit nous prenons l'initiative de promouvoir une économie faible en carbone, soit nous restons à la traîne."
"Il ne s'agit pas d'une menace mais d'une opportunité pour promouvoir l'investissement et stimuler l'innovation technologique. L'Europe en sortira plus forte et non plus faible."
Le Parlement devrait reconnaître que le système européen d'échange de quota d'émission (ETS) ne parvient pas à promouvoir les investissements à faible intensité carbonique. Les députés invitent la Commission à envisager de réserver une partie des excédentaires de subventions pour les quotas de carbone, une mesure susceptible d'empêcher leur prix de chuter.
Le Parlement approuvera également une demande à la Commission qui propose d'augmenter l'objectif de réduction des émissions comprises dans les ETS au-delà de l'obligation actuelle de 1,74% par an.




















