La publication aujourd'hui du dernier rapport de suivi par la Commission européenne sur l'état des lieux de la réforme judiciaire et de la lutte contre la corruption en Roumanie et en Bulgarie, confirme les inquiétudes dans les deux domaines. Le rapport sur la Roumanie intervient à un moment de vive tension politique dans ce pays suite à un récent changement de gouvernement et la prise d'un certain nombre de mesures controversées.
Guy VERHOFSTADT, président de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) au Parlement européen, a déclaré:
"C'est à la fois la compétence et le devoir de la Commission européenne, en tant que gardienne des traités et des principes démocratiques qui sous-tendent notre Union, de suivre de près les développements qui menacent l'Etat de droit et les mécanismes de contrôle qui régissent nos démocraties.
"Le climat politique en Roumanie est extrêmement polarisé et empêche une bonne gouvernance. Seule la Commission est en mesure de donner une évaluation claire et objective. Nous nous félicitons de sa réponse à notre demande d'évaluation la semaine dernière et de la réaction rapide et de manière constructive du Premier ministre roumain aux recommandations. Ils ne devraient pas perdre de temps afin de rectifier toute mesure qui a outrepassé l'Etat de droit."
"La Commission a toutefois un mandat renforcé, c'est-à-dire de veiller constamment au respect des principes fondamentaux de la démocratie et de l'Etat de droit dans tous les États membres, pas seulement dans les nouveaux États membres soumis à un mécanisme de suivi spécifique. Nous avons constaté, pays après pays, comme la Bulgarie, la Hongrie, l'Italie et la Grèce, comment les normes de bonne gouvernance ont décliné et ont permis d'échapper à tout contrôle. Les principes inscrits dans le Traité doivent être correctement et régulièrement appliquées par le biais d'un mécanisme juridique concret, systématique et transparent, afin d'éviter que de tels problèmes soient dictés par la pression politique."




















