Le Parlement européen, réuni cette semaine en session plénière à Strasbourg, a pressé la Commission européenne d'apporter des éclaircissements sur l'absence de progrès dans la mise en oeuvre du système d'information Schengen II (SIS II) et du nouveau système d'information de visa (FORCE) alors que les retards s'accumulent depuis un an et demi pour l'installation de bases de données opérationnelle. Le bon fonctionnement des contrôles aux frontières Schengen et de la délivrance des visas est essentiel pour garantir la sécurité et la libre circulation dans l'espace Schengen, en particulier dans la perspective des Jeux Olympiques de 2012 à Londres dans la mesure où le Royaume-Uni doit intégrer le SIS II pour l'accès aux données policière à l'échelle européenne.
Ces systèmes visent à sécuriser la libre circulation dans l'espace Schengen. La base de données SIS recense à l'intention des polices de l'air et des frontières les personnes recherchées pour arrestation ou extradition, ainsi que les personnes disparues. La nouvelle version dite SIS II inclura des données biométriques et disposera de fonctions améliorées. La base de données FORCE, qui contiendra les empreintes digitales et les scanners des visages, permettra à tous les Etats membres de l'Espace Schengen d'obtenir une meilleure information sur les demandeurs de visa afin de lutter contre la criminalité, la fraude et le dépassement de durée de séjour tout en assurant une procédure de délivrance de visa plus souple et plus rapide au bénéfice des demandeurs.
Sarah LUDFORD (LibDem, Royaume-Uni), porte-parole de l'ADLE sur la politique de visa de l'UE et l'auteur du rapport parlementaire sur le système FORCE, a déclaré : "Les retards pris dans ces deux bases de données, essentielles dans le contrôle aux frontières européennes et pour la sécurité nationale, sont très regrettable, d'autant plus que le Parlement européen a adopté toute la législation en temps utile afin d'éviter de tels retards dans la procédure. La Commission européenne nous doit des explications détaillées".
"Le Royaume-Uni aurait pu adhérer il y a des années au système actuel d'information Schengen afin d'accéder aux données sur les terroristes et les criminels recherchés et suspectés mais a choisi d'attendre la nouvelle version. Cette décision menace maintenant de compromettre la sécurité des Jeux Olympiques de 2012 à Londres étant donné que le nouveau système risque de ne pas être d'application à temps. Un plan d'urgence doit être mis en place afin que les Londoniens et les jeux ne soient pas mis en danger."
La résolution du Parlement européen soulève de sérieuses questions au sujet de la capacité du contractant privé choisi pour moderniser les bases de données biométriques et réclame que la Commission explique les retards et précise s'il existe un plan B susceptible de remplacer ces bases de données. En outre, les Etats membres sont invités à redoubler leurs efforts afin de s'assurer que leurs travaux au niveau national n'entraînent pas d'autres retards dans SIS II et FORCE.




















