Le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, a adopté aujourd'hui une résolution attirant l'attention sur la situation des droits de l'homme au Tibet. Maintes fois soulevée dans le cadre du Dialogue Droits de l'Homme UE-Chine, cette question reste cruciale et il devient urgent de passer de la rhétorique à un véritable dialogue et engagement.
Kristiina OJULAND, (Eesti Reformierakond, Estonie) a déclaré : "Il y a de graves et persistantes violations des droits de l'homme au Tibet, qui se manifestent par des arrestations, des tortures et des emprisonnements politiques, la restriction des libertés d'expression, d'association et de conviction ainsi que la marginalisation de l'identité, de la langue et de la culture tibétaine. Pour protester contre ces politiques répressives, 38 Tibétains se sont immolés depuis 2009. La gravité de la situation appelle une plus grande implication de l'UE. Nous demandons donc instamment à la Haute Représentante de nommer un coordinateur spécial pour le Tibet en charge de faire progresser les droits de l'homme du peuple tibétain et d'encourager un dialogue constructif entre la République Populaire de Chine et le gouvernement tibétain en exil."Elle a poursuivi : "Les droits de l'homme font partie intégrante de la politique extérieure de l'UE, ce qui est une raison de plus pour prendre une position exemplaire dans nos relations avec la Chine. Les droits de l'homme ne peuvent pas être traités comme une option facultative qui peut être jetée aux oubliettes, chaque fois qu'ils nous dérangent."Edward MCMILLAN SCOTT (LibDem, Royaume-Uni), vice-président du Parlement européen, a conclu : "Cette résolution sur le Tibet est particulièrement opportune compte tenu du voyage en Europe que le Dalaï Lama entreprend pour l'instant afin de répandre son message de non-violence, de dialogue et de responsabilité universelle, en particulier à l'adresse des jeunes. Ces dernières années, le Parlement européen est devenu le principal porte-parole pour le Tibet : pour les Tibétains réprimés dans leur propre pays, pour la religion tibétaine et pour les exilés tibétains dispersés dans le monde. C'est pourquoi l'ambassade de Chine à Bruxelles maintient en poste quatre agents, surveillant en permanence le Parlement où nous donnons une voix aux sans voix. Rien de plus normal que de poursuivre et d'élargir davantage encore notre soutien à cette région, et c'est pourquoi il faut nommer un coordinateur spécial de l'UE pour le Tibet afin d'envoyer un message clair au gouvernement chinois ainsi qu'à la communauté internationale: les violations chroniques des droits de l'homme au Tibet ne seront pas oubliées."





















