Intervenant aujourd'hui en session plénière du Parlement européen, réuni à Strasbourg, lors d'un débat consacré au Sommet informel des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE qui intervient demain à Bruxelles, le président de l'ADLE, Guy Verhofstadt, a exhorté les dirigeants européens, à enfin saisir le taureau par les cornes et compléter l'union monétaire par une union économique et budgétaire, la création d'un un fonds de mutualisation de la dette et un pacte pour la croissance.
"Le sommet de demain sera le 18ème Sommet spécial depuis le début de la crise en décembre 2009. Dix-huit chances manquées de trouver une solution. Dix-huit occasions manquées. Il ne s'agit pas d'une crise de la Grèce, ni du Portugal, ni de l'Italie, ni de l'Espagne. Cette crise n'est pas purement économique ou financière. Cette crise est une crise politique démontrant une gouvernance inadéquate de la zone euro et un leadership insuffisant en Europe.""Pour sauver l'euro, nous avons besoin d'une véritable union économique et budgétaire, un système de mutualisation et de réduction de la dette en Europe et un pacte pour la croissance centré sur le potentiel de l'UE. Les États membres n'ont plus d'argent. Ce n'est que par le biais de l'Union européenne que des ressources pourront être créées pour de grands investissements dans l'UE."
"Nous pouvons nous impliquer davantage en utilisant des emprunts obligataires et en augmentant les capitaux de la BEI. Nous attendons- le monde entier attend- que la Commission présente, dès que possible, des propositions pour une Caisse européenne d'amortissement de la dette souveraine. Une telle initiative aura un impact positif sur les marchés et il sera impossible pour tout dirigeant européen, y compris pour la chancelière Angela Merkel, de refuser."




















