Hier, le G20 et le FMI, réunis à Mexico, ont décidé de reporter à avril le débat sur le renforcement des ressources du FMI en lançant un message clair à l'Union européenne : l'Europe doit d'abord rapidement et de manière convaincante résoudre la crise de la dette actuelle en améliorant ses pare-feu.
Guy Verhofstadt, président de l'ADLE, a déclaré: "Les États membres de l'UE doivent prendre l'avertissement du G20 très au sérieux car il montre que les mesures prises jusqu'ici par l'UE n'ont pas convaincu nos partenaires internationaux de notre engagement à rétablir la stabilité. Mais ce n'est pas une surprise. La lenteur du processus de décision et les demi-mesures imposées par certains États membres se sont révélées, comme nous l'avions prédit, contre-productives et dans une certaine mesure, ont aggravé la situation et augmenté le coût de la crise. Il est maintenant temps de trouver des solutions à long terme"."Les chefs de gouvernement de la zone euro doivent accepter la logique inévitable d'une zone à monnaie unique qui consiste en une stratégie de politique économique commune, un système unique de gouvernance et en un marché obligataire commun, et donc de permettre aux pays très endettés de faire face à leurs échéances de remboursement en leur offrant les meilleurs taux d'intérêt disponibles combinant ainsi la discipline (rembourser les dettes) avec la solidarité (partager de faibles taux d'intérêt)", a poursuivi M. Verhofstadt.
"Ils ne peuvent pas continuer à compter sur la BCE qui injecte des fonds comme elle le fera encore cette semaine. Alors que le G20 a déclaré hier que l'intervention du FMI sera aussi conditionnée par notre capacité à améliorer nos pare-feu".
"Il n'y a pas de temps à perdre, ils doivent approuver une fois pour toutes les solutions à long terme tellement nécessaires et arrêter de seulement gagner du temps. Ils doivent prendre sérieusement en considération la proposition d'inspiration allemande d'un fonds européen de remboursement collectif. Un système temporaire qui mutualise la dette de plus de 60% pour les pays ne faisant pas partie d'un programme d'aide (jusqu'à ce que les dettes soient ramenées à des niveaux durables), un instrument de garantie de la solidarité et de la discipline budgétaire. Ils doivent également veiller à mettre en place un pare-feu efficace. Et ceci ne pourra même pas être atteint en combinant les structures du FESF et du MES d'un montant total de 750 milliards d'euros. Même ce montant se révélerait insuffisant dans le cas d'insolvabilité de pays comme l'Italie ou l'Espagne".
"Au Parlement européen, nous allons soutenir ce fonds de remboursement dans le cadre d'une solution structurelle dans le contexte de l'approbation des deux nouvelles mesures législatives afin de faire face à des déficits en période de grave récession économique", a averti M. Verhofstadt.


















