A la demande de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, a débattu aujourd'hui, avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, des moyens de lutter contre la crise économique.
"La crise n'est pas terminée et toutes les déclarations faites par les dirigeants de l'UE suggérant que le pire est derrière nous, repose sur une évaluation erronée de la situation. La crise n'est pas terminée parce que nous n'avons traité que ses symptômes et non soigné sa cause, et de surcroît avec des demi-mesures", a déclaré Guy VERHOFSTADT, président de l'ADLE. "Nous avons imposé l'austérité, établi des fonds d'urgence, injecté 1 milliard d'euros dans le système bancaire, acheté pour plus de 100 milliards d'euros de dette souveraine du Portugal, de l'Italie et de l'Irlande et décidé de la plus grande décote de l'histoire pour la dette souveraine grecque. Pourtant, malgré tout cela, les taux d'intérêt en Espagne et en Italie sont de revenus là où ils étaient il y a six mois, environ à 6%, et les écarts de taux sur les rendements obligataires à 10 ans sont en augmentation dans toute l'Europe ".
"Une chose est claire, l'autosatisfaction n'est pas de mise. Il nous faut une nouvelle approche, une approche structurelle fondée sur deux piliers: d'une part que la Commission propose aussi vite que possible une nouvelle et véritable stratégie de croissance qui mobilise les capacités de la BEI, le budget de l'UE et des emprunts obligataires à fin d'investissement, d'autre part la création d'un Fonds d'amortissement d'une partie de la dette souveraine des États membres qui pourrait peser jusqu'à 2,3 milliards d'euros ".
"Avec cette nouvelle approche, les contribuables n'auront plus à payer pour la crise car ce sont les détenteurs d'obligations qui supporteraient les risques et les coûts à leur place", a conclu Guy Verhofstadt.




















