Lors de leur conférence de presse commune aujourd'hui à Paris à la veille du Conseil européen de ce vendredi, le Président Sarkozy et la Chancelière Merkel ont tenté de faire front commun face à la crise de la dette souveraine.
Guy VERHOFSTADT, président de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe au Parlement européen, est plus que sceptique: " L'unité de façade entre les dirigeants français et allemand masque mal leurs divergences profondes et persistantes, lesquelles s'avèrent un obstacle important sur la voie dune solution définitive à la crise de l'Eurozone".
"Fondamentalement, leur accord se limite à quelques mesures symboliques: que les chefs d'Etat et de gouvernement se réunissent tous les mois au lieu de deux fois par an, que la Cour européenne de justice puisse vérifier que les Etats membres aient correctement adopté une "règle d'or" de saine gestion budgétaire, et la constitutionnalisation du règlement refondant le Pacte de stabilité (dit "Six Pack") et de son dispositif de majorité inversée pour des sanctions plus automatiques"
"C'est le plus petit commun dénominateur mais en aucun cas un plan global vers l'Union économique, fiscale et budgétaire, seul capable de convaincre les marchés de la détermination de l'Europe à résoudre ses problèmes à long terme. De ce point de vue, le rejet pur et simple de tout mécanisme de mutualisation des dettes relève de l'aveuglement et du court-termisme. Le sommet de vendredi doit examiner sans a priori toutes les mesures susceptibles d'éradiquer la crise le plus tôt possible".
"Le moteur franco-allemand d'intégration européenne a des ratés. Je redoute une panne fatale".



















