Le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, adoptera demain des orientations budgétaires à la fois responsables et ambitieuses pour 2013. Lors du débat prévu ce soir, les orateurs démocrates et libéraux insisteront sur l'obligation pour le budget de l'UE de participer à l'effort global d'assainissement budgétaire entrepris par les Etats membres, tout en soulignant les économies d'échelle que permettrait de dégager davantage de synergie entre les budgets nationaux et le budget de l'UE. A cet égard, l'ADLE réitère son souhait que la procédure budgétaire européenne se calque sur celle du semestre européen, pièce maitresse de la gouvernance économique et budgétaire de l'Eurozone.
Porte-parole du budget 2013 pour l'ADLE, Alexander ALVARO (FDP, Allemagne), souligne: "Etant donné l'importance croissante des engagements restant à liquider, qui peuvent peser d'un poids significatif sur le cadre financier post-2013, nous devons nous en tenir à une gestion financière saine. Cet objectif ne peut être atteint que par une budgétisation ex-ante crédible afin de tenter d'éviter les procédures de plus en plus tendues de budget rectificatif".
Carl HAGLUND (Svenska folkpartiet, Finlande), coordinateur de l'ADLE au sein de la commission parlementaire des Budgets, remarque: "Le budget 2013 doit être consacré à la croissance économique. Le budget 2013 doit envoyer un clair signal de notre cohérence politique. Cela passe par des réallocations budgétaires afin de soutenir les priorités de la stratégie UE2020 pour la croissance et l'emploi. A ce stade, le Conseil nous envoie des messages exactement à l'opposé".




















