Après la dissolution vendredi dernier du parti kurde DTP par la Cour constitutionnelle turque, les démocrates et les libéraux au Parlement européen sont soucieux des répercussions de cette décision sur le développement de la démocratie et réclament un débat sur la Turquie lors de la session plénière du Parlement européen en janvier prochain.
"La décision de la Cour constitutionnelle représente un pas en arrière pour la résolution pacifique du conflit kurde", a déclaré le 1er vice-président de l'ADLE, le Comte Alexander Lambsdorff (FDP, Allemagne), observateur attentif du processus de convergence de la Turquie avec l'Union européenne. Il affirme : "La situation déjà tendue dans le Sud de la Turquie se complique davantage. Bien que le DTP ait échoué dans le passé à se distinguer assez nettement du PKK, le gouvernement d'Ankara doit maintenir le dialogue avec les représentants politiques des Kurdes."
"Nous réclamerons un débat parlementaire lors de la séance plénière de janvier sur la question du pluralisme démocratique et sur l'état actuel du dialogue politique interne", a conclu M. Lambsdorff.
La décision finale pour l'agenda de la session de janvier sera prise lors de la Conférence des présidents mi-Janvier.




















