La Commission européenne a présenté aujourd'hui une série d'actions prioritaires nécessaires pour la Grèce afin de revenir à la croissance et de permettre la création d'emplois.
Le président de l'ADLE, Guy VERHOFSTADT, a déclaré: "Le document stratégique de la Commission pour la Grèce renforce le protocole d'accord conclu dans le cadre du deuxième programme d'ajustement. L'ADLE a souligné la nécessité d'un plan global pour la Grèce qui combine une réforme radicale de l'Etat et un soutien concret aux entreprises."
"Les sommes injectées pour désendetter la Grèce sont considérables, mais il faut néanmoins s'engager davantage encore pour soutenir la croissance et l'investissement. L'ADLE a réclamé un Fonds pour la croissance, doté de quelque 30 milliards d'euros et financé par le produit de la privatisation, les fonds structurels européens et la BEI. Ce fonds mobilisera les investissements privés en co-financement, voire le micro-financement de l'entreprenariat privé en Grèce et contribuera à rétablir la confiance".
Un autre élément clé pour l'ADLE est la réorganisation de l'administration publique et en se référant à la proposition de la Commission sur ce sujet, Jorgo CHATZIMARKAKIS (FDP, Allemagne) a commenté: "Ce qui est proposé ne s'attaque pas au cœur du problème de clientélisme lié à l'administration publique grecque. Il faut absolument dépolitiser les services publics grecs et créer une nouvelle mentalité par la mise en place de mesures qui encouragent et récompensent la productivité et le mérite plutôt que des affiliations politiques aux partis. Pour atteindre cet objectif, l'aide institutionnelle de l'UE doit comprendre la formation des fonctionnaires grecs, ce que l'ALDE appelle le Plan Iolaos".
Theodoros SKYLAKAKIS (Alliance démocratique, Grèce) a poursuivi : "Malheureusement les efforts de la Commission, quoique bien intentionnés, n'apporte rien de fondamentalement nouveau pour la Grèce. Cette communication montre qu'il n'y a pas eu d'efforts sérieux de la part des deux partis au pouvoir afin de négocier et d'améliorer le financement du secteur privé grec et d'attirer les investissements.
L'Alliance démocratique continuera à promouvoir le plan 'Grèce 2020' en coopération avec l'ADLE parce que la Grèce ne peut pas revenir à la croissance, alors qu'un million de personnes sont au chômage et que l'économie continue de souffrir d'un manque chronique d'investissements. La Grèce a besoin de solutions audacieuses aux problèmes graves auxquels elles est confrontée".
Le président Guy Verhofstadt a également demandé des précisions supplémentaires quant à la décision du Parlement grec d'accorder 29 millions d'euros à des partis politiques établis avant les élections, alors que le protocole d'accord pour le deuxième sauvetage de la Grèce exige une réduction des dépenses liées aux élections. "Les partis politiques grecs doivent commencer à montrer le bon exemple et ne pas tremper leurs doigts une dernière fois dans le pot de confiture."
Le protocole d'accord stipule "la réduction des dépenses de fonctionnement du gouvernement central, et des dépenses liées aux élections, d'au moins 370 millions d'euros (par rapport au budget 2012), dont au moins 100 millions d'euros dans les dépenses opérationnelle liées aux opérations militaires, et au moins 70 millions d'euros dans les dépenses électorales."






















