A l'issue d'un débat avec le nouveau président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, le Parlement européen a voté aujourd'hui un rapport évaluant les activités de la BCE en 2010. Compte tenu de l'évolution rapide des développements de la zone euro, cela a été une importante occasion d'aborder la politique actuelle de la Banque face à la crise.
Ramon Tremosa i Balcells (CiU, Catalogne, Espagne), rapporteur du Parlement européen a déclaré: "Nous nous félicitons des interventions passées de la BCE sur les marchés qui ont sauvé l'euro. Sans eux la situation serait désormais pire, mais si les gouvernements avaient agi afin de faire baisser les niveaux d'endettement, ces interventions n'auraient pas été nécessaires. En effet, personne ne peut nier que, en dehors d'une crise économique, l'Europe est confrontée à une crise politique. Toutefois, les États membres doivent se rappeler que la politique monétaire seule ne peut résoudre tous les problèmes. Au contraire, l'absence persistante d'une union économique et fiscale rende la zone euro vulnérable aux pouvoirs des marchés".
M. Tremosa a souligné: "Nous avons besoin d'une gouvernance économique renforcée qui donne à l'UE les outils nécessaires afin de gérer la crise Cette crise d'endettement a en effet montré que, dans une union monétaire, la politique budgétaire ne peut être exclusivement laissée aux États membres. La responsabilité et la discipline fiscales sont une condition préalable à l'intégration européenne. Des sanctions automatiques et une surveillance plus étroite du budget national au niveau européen permet d'éviter l'accumulation de déficits publics excessifs. Enfin, il faut un ministre européen des Finances afin de coordonner une politique fiscale commune de base et améliorer l'efficacité de l'euro, ainsi qu'un Trésor européen".
Enfin, en ce qui concerne la transparence, M. Tremosa a conclu : "Je demande la publication des procès-verbaux des réunions du Conseil des gouverneurs de la BCE, comme cela est le cas, par exemple, pour la Réserve fédérale américaine, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon et la Banque de Suède".




















