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L'Egypte fait marche arrière sur sa révolution démocratique

Hier soir, l'armée a transformé une manifestation pacifique de Coptes en massacre, faisant 24 morts et d'innombrables blessés. L'ADLE condamne fermement cette réaction impardonnable de l'armée égyptienne.

10/10/2011

 

Hier soir, l'armée a transformé une manifestation pacifique de Coptes en massacre, faisant 24 morts et d'innombrables blessés. L'ADLE condamne fermement cette réaction impardonnable de l'armée égyptienne.

Guy VERHOFSTADT, président de l'ADLE, a déclaré: "Le premier devoir de l'armée est de protéger la population et de maintenir l'ordre. C'est aussi ce que Conseil suprême des forces armées a promis après la révolution au peuple égyptien et aux observateurs du monde entier. Hier, ils ont radicalement rompu cet engagement, en utilisant des balles réelles pour mettre fin à une manifestation. Cet acte doit être condamné dans des termes très fermes. Cela renforce nos craintes, l'Egypte va dans la mauvaise direction."

Edward MCMILLAN-SCOTT, vice-président du Parlement pour la démocratie et les droits de l'homme, a ajouté: "C'était le droit de la communauté copte d'aller manifester dans les rues et de demander une réponse du gouvernement à l'attaque sectaire d'une de leurs églises dans la région d'Assouan. La réaction de l'armée à ces demandes prouve que le CSFA n'est pas la bonne institution pour gouverner l'Egypte. Le régime militaire devrait bientôt prendre fin et le CSFA doit transférer les pouvoirs à un président civil élu dès que possible."

Marietje SCHAAKE, membre de l'ADLE au sein de la commission des affaires étrangères, a conclu: "Cette attaque barbare de l'armée égyptienne contre des personnes innocentes prouve une fois de plus que le CSFA doit mettre fin à l'état d'urgence immédiatement. Bien que cela devrait déjà avoir lieu le 30 septembre, l'armée l'a prolongé jusqu'à juin de l'année prochaine. Nous ne pouvons plus accepter la détérioration des droits de l'homme et les procès de civils devant des tribunaux militaires. L'Egypte ne deviendra pas un pays démocratique au vu des derniers événements."

 

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