Alors que la tension continue de monter sur le traitement des migrants fuyant les pays d'Afrique du Nord, la solidarité et le respect des règles convenues entre les États membres de l'UE semblent compromis. La menace formulée par le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, lors du Conseil JAI à Luxembourg de voir l'Italie quitter l'UE est un nouveau signe de l'aggravation des relations entre les pays méditerranéens de l'Europe, qui persistent à fuir leur responsabilité et se renvoyer la balle dans le traitement des milliers de demandes supplémentaires de visas d'entrée pour les migrants d'Afrique du Nord.
Cecilia WIKSTROM (Folkpartiet, Suède), porte-parole de l'ADLE pour le 'paquet asile', a déclaré: "Il faut dire que la solidarité entre les États membres ne fonctionne pas. La solidarité et la responsabilité vont de pair. Il est évident qu'il faut d'urgence revoir le mécanisme du partage du fardeau des demandes d'asile en cas d'augmentation des flux migratoires. Or, c'est le Conseil qui bloque les propositions de refonte du règlement Dublin II depuis 2008 qui permettrait pourtant de clarifier certaines des conditions et des normes d'accueil nécessaires pour le traitement des demandes."
"Le problème auquel nous sommes confrontés est de savoir comment tenir un débat rationnel quand certains politiciens tapent des pieds au rythme de la rhétorique nationaliste et populiste et s'accusent les uns les autres au lieu de faire des propositions valables."
Sarah LUDFORD (Royaume-Uni, Lib Dem), à l'initiative d'une question à la Commission et au Conseil sur les récents événements, a également dénoncé la situation actuelle : "Je suis consternée par les réactions des Etats voisins de l'Italie face aux pressions migratoires actuelles, avec pour première conséquence le dérapage du ministre Maroni. Imposer des contrôles aux frontières entre les États membres retirerait les avantages de l'Accord de Schengen qui ont permis à des millions de citoyens de l'UE de voyager dans toute l'Europe sans contrôles aux frontières et saperait l'un des symboles les plus visibles et significatifs de l'union européenne."





















