L'UE doit aller au-delà "des postures et des déclarations rhétoriques": tel est le message lancé aujourd'hui par les députés de l'ADLE lors d'un débat au Parlement européen sur la situation en Syrie. Les députés ont prévenu que si l'UE ne parvenait pas à agir immédiatement, la Syrie pourrait dériver vers une guerre civile interreligieuse qui profiterait à Bashar El Assad.
Marietje Schaake, (D66, Pays-Bas) porte-parole de l'ADLE pour la Syrie, a déclaré : "Je soutiens l'insistance du Parlement européen pour de nouvelles sanctions. L'UE est le partenaire commercial le plus important de la Syrie. Nous devons tirer parti de cette relation commerciale et défendre les droits de l'homme. L'élite commerciale syrienne se trouve devant un choix clair, faire des affaires avec L'Europe signifie la rupture des liens avec al-Assad. Assad a perdu sa légitimité aux yeux de l'Union européenne et doit s'en aller. L'UE doit maintenant faire tout ce qu'elle peut afin de soutenir le peuple syrien, afin de soutenir leur lutte pacifique pour la justice, les droits et les réformes. L'UE a été trop lente et trop divisée pour empêcher le régime d'Assad de tuer ses citoyens."
Louis Michel (MR, Belgique) a poursuivi :"La population syrienne se bat pour davantage de liberté, de dignité et de démocratie, nous devons montrer notre soutien par des mesures concrètes. Je réitère ma demande de créer une zone d'exclusion au Nord de la Syrie afin de secourir les réfugiés, de renvoyer purement et simplement les diplomates syriens dans les pays européens.
Il faut isoler Bachar Al Assad totalement : la Turquie a durci le ton et les pays arabes prennent leurs distances : le Qatar est le premier pays qui a rappelé son Ambassadeur. Il a été suivi par l’Arabie Saoudite, le Barheïn et le Koweit."





















