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L'utilisation de scanners corporels dans les aéroports ne doit pas s'immiscer dans la vie du passager ou dans sa dignité

La commission des Transports du Parlement européen s'est prononcée aujourd'hui sur la question controversée de l'utilisation de "scanners corporels" dans le cadre des mesures de sûreté aérienne. Dès l'origine et les premiers tests dans les aéroports européens, l'ADLE a exprimé des doutes sur leur efficacité réelle dans la lutte contre le terrorisme et le respect des droits fondamentaux et de la liberté.

24/05/2011

La commission des Transports du Parlement européen s'est prononcée  aujourd'hui sur la question controversée de l'utilisation de "scanners corporels" dans le cadre des mesures de sûreté aérienne. Dès l'origine et les premiers tests dans les aéroports européens, l'ADLE a exprimé des doutes sur leur efficacité réelle dans la lutte contre le terrorisme et le respect des droits fondamentaux et de la liberté.

"Si nous devons nous rendre à l'évidence que certains États membres utilisent déjà des scanners corporels, nous devons veiller à ce que leur emploi soit réglementé par des règles communes européennes et soumis à des conditions claires et strictes afin de garantir la santé des passagers, la confidentialité des données personnelles ainsi que la dignité de la personne et la vie privée des passagers," a déclaré Gesine MEISSNER (FDP, Allemagne) coordinatrice de l'ADLE et porte-parole sur la question.

"Les passagers doivent avoir le choix de refuser de se soumettre à cette vérification et de choisir une alternative. Nous insistons également pour que des images représentatives du corps humain soient utilisées à la place des profils réels afin d'éviter la dégradation de la vie privée, puisque le champ d'application du processus de numérisation ne vise qu'à détecter les objets interdits."

"Nous regrettons que les deux plus grands groupes aient réussi à remplacer  le libellé "scanners corporels " par " scanners de sécurité », a poursuivi Mme Meissner, qui a conclu:« Nous devons appeler les choses par leur nom. Modifier le mot  "corporel" par "sécuritén'en rend pas moins intrusive cette technologie."

Sophie IN'T VELD (D66, Pays-Bas), vice-présidente de la commission des Libertés civiles, insiste pour que les images des scanners corporels ne soient pas stockées:

"Il est important que les données obtenues à partir de scanners corporels ne soient pas stockées. Les opérateurs qui abusent ou conservent les données devraient faire face à des sanctions appropriées."

"Par ailleurs, les voyageurs ont le droit de savoir où ces scanners sont installés, surtout si ils sont placés dans d'autres endroits que les aéroports."

 

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