Guy VERHOFSTADT, président de l'ADLE a vigoureusement condamné les intimidations permanentes à l'encontre de la société civile en Egypte, lesquelles se sont intensifiées depuis que le bureau de Freedom House, ainsi que 10 autres organisations ont été perquisitionnés et fermés par la police égyptienne le 29 décembre dernier.
"Dans une démocratie, la liberté d'expression est cruciale. Le gouvernement égyptien veut faire croire que des ingérences étrangères, c'est-a- dire les Américains et les Européens, influencent et manipulent la politique égyptienne. Des organisations partisanes telles que Freedom House, la Fondation Konrad Adenauer et le Centre international pour les journalistes sont les pierres angulaires de toutes les démocraties qui fonctionnent et qui sont la clé de la réussite de la transition politique de l'Egypte. Lors d'une tentative cynique de justifier leurs actions, le gouvernement égyptien s'est engagé dans une campagne de désinformation. L'Egypte encourage en ce moment la xénophobie en répandant de fausses informations et transforme le pays en une société fermée."
M. Verhofstadt a conclu : "Alors que l'attention internationale se concentre désormais sur la Syrie, l'Egypte reste un test crucial pour la région. Les autorités égyptiennes doivent rendre à leurs citoyens leurs droits et leurs libertés démocratiques, tout manquement à ces devoirs sera la responsabilité des hommes au pouvoir au Caire et pas celle des fondations politiques occidentales de bonne foi ou des ONG expulsées."
Edward MCMILLAN-SCOTT, vice-président du Parlement européen pour la démocratie et les droits de l'homme, qui a travaillé en étroite collaboration depuis plus de dix ans avec des groupes réformistes et militants des droits de l'homme au Caire a conclu : "Le gouvernement militaire utilise exactement les mêmes tactiques que le régime d'Hosni Moubarak. Comme par le passé, une pression internationale sera exercée afin de veiller à ce que tout le monde en commençant par ces organisations irréprochables soit libéré et qu'elles puissent poursuivre leur important travail pour l'avenir démocratique de l'Egypte, sans restrictions arbitraires."




















