Guy VERHOFSTADT, président de l'ADLE, a commenté aujourd'hui les négociations ajournées portant sur le deuxième programme d'aide à la Grèce conditionné par l'acceptation des économies budgétaires supplémentaires demandées par la troïka:
"Ce n'est pas en discutant avec M. Venizelos sur la façon d'obtenir 300 millions d'euros que les problèmes de la dette de la Grèce seront résolus. L'Eurogroupe, en tant que bras de la Troïka, doit insister sur d'importantes réformes structurelles de l'État grec, du secteur publique hypertrophié et de son rôle empêchant l'esprit d'entreprise et de croissance qui font actuellement défaut dans les négociations en cours. "
"Plutôt que des réductions de salaires ou de nouvelles taxes, mieux vaudrait à ce stade démanteler les monopoles d'Etat et les organismes bureaucratiques, privatiser les banques, libéraliser les marchés dans les nombreux secteurs fortement réglementés de l'économie et refondre le système fiscal. C'est à ce prix que nous lutterons efficacement contre les causes de l'endettement grec plutôt que de combattre les seuls symptômes."
"À l'heure actuelle le peuple grec est puni de l'incompétence et des intérêts électoraux à court terme de leurs leaders politiques qui ont tacitement soutenu, pendant des décennies, un système de patronage clientéliste et de favoritisme. Le projet d'accord proposé combine maintenant une importante décote pour les investisseurs privés (PSI) et la finalisation d'un deuxième plan de renflouement d'une valeur de 130 milliards d'euros. Pourtant, il est bloqué par un différend sur le niveau des réductions acceptables pour pensions complémentaires pour un montant de 300 milliards d'euros."
"Bien que l'accord soit maintenant vital pour que la Grèce évite une situation de défaut de paiement imminente, la démarche du FMI se borne à imposer l'austérité à la Grèce en ignorant le problème principal, à savoir la taille excessive du secteur public "




















