L'ADLE condamnera fermement toute tentative de créer tout mécanisme ou toute possibilité supplémentaires permettant aux États membres de réintroduire des contrôles aux frontières. C'est l'un des messages du groupe ADLE au sommet du Conseil européen aujourd'hui qui doit décider de l'immigration et de la gouvernance de l'Espace Schengen.
"Nous trouvons inacceptable toute demande du Conseil européen de réintroduire des contrôles aux frontières intérieures en détournant les dispositions en matière de protection temporaire, même en dernier recours", a déclaré Guy VERHOFSTADT, président de l'ADLE, qui a ajouté: "La Commission doit résister à une telle demande qui contredirait l'esprit même des traités."
"Ce n'est pas en permettant une réintroduction temporaire des contrôles aux frontières intérieures que nous allons résoudre ce qui n'est que le résultat de l'échec des États membres, tout comme leur manque de solidarité face aux flux migratoires ou de leurs années de réticence envers une politique européenne d'asile et d'immigration. L'UE ne doit pas revenir en arrière et fermer les frontières nationales alors que la libre circulation est une réalité établie, concrète et très appréciée."
Renate WEBER (PNL, Roumanie) coordinatrice de l'ADLE au sein de la commission des Libertés civiles, a déclaré: "La gestion efficace des frontières devraient garantir que les citoyens de l'UE vivent en toute sécurité aux frontières extérieures européennes et de rendre les frontières internes obsolètes. La création d'un nouveau mécanisme visant à réintroduire les contrôles aux frontières dans des circonstances particulières serait un message terrible à envoyer aux citoyens, qui seraient les premiers perdants dans une telle démarche. Nous avons besoin d'améliorer les instruments existants - tels que Frontex et le Système européen de surveillance des frontières en collaboration avec davantage de coopération européenne afin de s'attaquer à la criminalité et à l'immigration irrégulière".
Se référant à l'accord conclu cette semaine par les trois institutions européennes qui établit de nouvelles règles et renforce le mandat de Frontex, Cecilia WIKSTROM (Folkpartiet, Suède), porte-parole de l'ADLE sur le sujet a commenté par ailleurs: "Je suis satisfaite du renforcement du respect des droits fondamentaux de l'homme grâce au travail de l'Agence, dont les opérations seront suspendues ou arrêtées, chaque fois qu'il y aura un soupçon de violation des droits de l'homme. Par ailleurs, nous nous avons tenté de rompre avec la connotation négative qui pèse sur l'immigration dite 'illégale", lui préférant le terme 'irrégulière', car personne en soi n'est illégal."






















