Le Parlement européen a approuvé aujourd'hui un rapport sur l'installation controversée des scanners de sécurité dans les aéroports. La proposition de la Commission attendue prochainement, ne sera pas soumise à un examen législatif complet, puisqu'elle est susceptible d'être présentée comme un acte délégué dans le cadre de la décision-cadre sur la sécurité aérienne. Le Parlement ne serait alors pas en mesure de donner son consentement ou de le rejeter.
"Etant donné que nous ne pouvons pas éviter l'installation actuelle des scanners de sécurité dans certains États membres, la question principale devant faire l'objet d'un accord sont les conditions de leur utilisation, sur laquelle nous ne pourrons pas faire de concessions." a déclaré Izaskun BILBAO BARANDICA (Partido Nacionalista Vasco, Espagne), membre de la commission des transports, confirmant la position ferme de l'ADLE: "Les scanners de sécurité ne doivent pas compromettre nos libertés civiles et notre santé. C'est pourquoi leur utilisation doit être régie par des règles européennes communes, afin de garantir la discrétion et être soumise à des conditions claires et strictes, par exemple concernant l'exposition aux rayons-X. Les passagers doivent avoir le choix de refuser de passer par cette vérification et pouvoir choisir d'autres alternatives."
Par ailleurs, se référant au débat d'hier soir avec la Commission sur l'interdiction de liquides dans les avions, Mme Bilbao a conclu: "Nous saluons l'engagement de la Commission de garantir que l'interdiction de liquide soit levée pour la date convenue du 29 avril 2013. En fait, une procédure graduelle, divisée en trois étapes, devrait avoir déjà commencé le 29 avril 2011, autorisant de prendre à bord des avions des liquides achetés dans les duty free, placés dans des sacs scellés".
Nathalie GRIESBECK (MoDem, France) a poursuivi: "Les scanners de sécurité posent des problèmes de respect de la vie privée et des droits fondamentaux, parce qu'ils sont parfois très invasifs, donc perçus comme une atteinte à la dignité des individus soumis à ce type de contrôles. En dépit de notre opposition depuis des d'années, c'est maintenant une réalité. Toutefois, nous n'accepterons pas l'utilisation d'images, mais seulement un certains nombres de chiffres qui pourront facilement être analysés et immédiatement supprimés après le contrôle."
"Il est regrettable que cette question, si sensible et proche des citoyens, soit proposée sans l'entière participation du Parlement en codécision. Toutefois, il est nécessaire que la Commission, qui devrait bientôt présenter une autre proposition, soit bien consciente que si aucune de ces garanties ne sont mises en doute, alors nous nous opposerons fermement à ces mesures. Notre vote ne doit pas être perçu par la Commission européenne comme un chèque en blanc, mais comme un avertissement, une ligne rouge indiquant ce qui est acceptable pour le Parlement et les citoyens de l'Union européenne, " a conclu Mme Griesbeck.





















