Lors d'un débat aujourd'hui au Parlement européen, Guy Verhofstadt a exhorté les dirigeants de la France et de l'Allemagne à mettre de côté leurs intérêts nationaux à court terme en faveur de la survie de l'UE:
"Il y a eu beaucoup de spéculation dans les médias ces derniers jours sur la fin prochaine de l'euro. Ceci est moins du à l'incapacité de la Grèce, de l'Italie ou de l'Espagne à contrôler leur dette, qu'à celle de l'Allemagne et de la France à s'entendre sur les mesures nécessaires afin de sauver l'euro.
"Par le passé, la France et l'Allemagne ont incarné la force motrice de l'intégration européenne. Aujourd'hui, leurs désaccords menacent la survie même de l'UE."
"M. Sarkozy refuse d'accepter l'union budgétaire avec ses conséquences d'un transfert de souveraineté à une autorité commune et objective veillant à ce que soit conduit une politique budgétaire saine, comme la Commission européenne ou la Cour européenne de justice."
"Pour sa part, la chancelière Merkel, une semaine, réclame une union politique plus étroite et la semaine suivante, la voilà qui bloque les propositions qui vont dans ce sens, comme une Caisse commune d'amortissement de la dette excessive, proposée par son propre conseil des conseillers économiques.
"C'est un moment très dangereux pour livrer une bataille d'égo en mettant en jeu l'avenir de l'Europe! Leur indécision et leur incohérence font beaucoup de tort à l'Union. Il est impératif qu'ils lèvent leur opposition à certaines des options pratiques déjà sur la table afin de stabiliser les turbulences actuelles du marché qui risquent de tous nous engloutir. "














