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Seule une solution structurelle pour réduire la dette de la zone euro mettra fin à la crise de confiance

La spéculation boursière faisant craindre la sortie de la Grèce de la zone euro et les doutes sur la capacité du nouveau pare-feu de l'UE (le Mécanisme européen de stabilité doté de 500 milliards d'euros) à contenir la contagion qui pourrait suivre, Guy VERHOFSTADT, président de l'ADLE, souligne la nécessité de reconsidérer une solution structurelle impliquant une plus grande intégration économique et une mise en commun de la dette. Dans ce contexte, il invite le nouveau président français à faire preuve d'un leadership fort, pro-européen, afin de lancer une stratégie visant à restaurer la croissance.

15/05/2012

La spéculation boursière faisant craindre la sortie de la Grèce de la zone euro et les doutes sur la  capacité du nouveau pare-feu de l'UE (le Mécanisme européen de stabilité doté de 500 milliards d'euros) à contenir la contagion qui pourrait suivre, Guy VERHOFSTADT, président de l'ADLE, souligne la nécessité de reconsidérer une solution structurelle impliquant une plus grande intégration économique et une mise en commun de la dette. Dans ce contexte, il invite le nouveau président français à faire preuve d'un leadership fort, pro-européen, afin de lancer une stratégie visant à restaurer la croissance.

"François Hollande devient Président de la France à un moment crucial pour l'avenir de la zone euro. Il arrive aujourd'hui sur le devant de la scène pour une réunion avec la chancelière Merkel, où il essayera sans aucun doute de convaincre de la nécessité de davantage de croissance et moins d'austérité. Dans cette perspective, il devrait soutenir le plan d'inspiration allemande pour une Caisse européenne d'amortissement de la dette souveraine qui combine à la fois la discipline budgétaire et l'avantage de taux d'intérêt plus bas, permettant aux États membres de dégager des ressources financières pour les investissements productifs plutôt que de gaspiller l'argent à rembourser un service de la dette de plus en plus élevé."

"La commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen a voté hier soir une proposition législative, dite  'Two-pack' et renforçant la surveillance budgétaire. Dans ce cadre, a été adopté un amendement déposé par l'ADLE  introduisant l'idée d'une telle caisse dans la boîte à outils des mesures à déployer pour résoudre la crise, en plus d'un Fonds de croissance d'un milliard d'euros pour les infrastructures. La proposition d'une Caisse européenne d'amortissement de la dette souveraine, d'une valeur de quelque 2,3 milliards d'euros, devrait mutualiser la dette excessive (au-dessus de 60%) et fournir les moyens de la ramener à des niveaux soutenables sur une période de 20-25 ans sans avoir recours à d'autres renflouements financés par les contribuables, le risque et les coûts étant supportés par les détenteurs d'obligations."

"Il est regrettable que le groupe socialiste en commission se soit abstenu lors du vote final, sapant ainsi la position de négociation législative du Parlement avec le Conseil. Il est essentiel que le Parlement soit uni autour de l'idée de la Caisse européenne d'amortissement de la dette souveraine lors de la plénière en juin car c'est la seule façon raisonnable et durable de sortir de la crise qui, sans autres actions, s'aggrave de plus en plus. M. Hollande a le pouvoir et la légitimité désormais de faire montre d'un leadership fort et pro-européen en prônant ouvertement cette stratégie."

 

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