Le débat public qui s'est tenu aujourd'hui au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, sur le prochain Cadre financier pluriannuel post-2013, a été l'occasion pour le président du groupe ADLE, Guy VERHOFSTADT, de mettre en garde le Conseil européen contre toute tentation d'ignorer la demande du Parlement en faveur d'un nouveau système de ressources propres.
M. Verhofstadt a déclaré: "Une Union crédible a besoin d'un budget crédible. Et un budget crédible a besoin de ressources crédibles. Pas une cotisation à 1% comme si l'Union était une association locale. Notre Union est un projet politique. Il s'agit de bâtir un avenir commun. Aussi avons-nous besoin d'un lien direct, un lien financier direct, entre les citoyens et l'Union. Non pas une charge supplémentaire, mais en compensation de la baisse des contributions des Etats membres. Pour notre groupe, l'instauration d'une véritable ressource propre est un point clef. Faute de quoi, nous ne donnerons pas notre aval au nouveau Cadre financier pluriannuel".
De son côté Anne JENSEN (Venstre, Danemark), porte-parole de l'ADLE pour le CFP, a félicité la présidence danoise qui vient de présenter une boite de négociations dont débattra le Conseil européen lors de sa réunion des 28 et 29 juin. "C'est un paquet important et complexe qui fait référence à une soixantaine de propositions législatives en codécision. Une responsabilité qu'assumera le Parlement car nous croyons que le budget européen est crucial pour la croissance et l'emploi. Pour nous cependant, il manque un élément essentiel: la souplesse dans la gestion des rubriques budgétaire, ce qui permettrait de faire face aux imprévus. Il faut davantage de flexibilité si on veut faire de ce paquet un succès".















