Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe
Venezuela : l’ADLE se félicite de l'adoption de sanctions ciblées et demande à la CPI d'enquêter sur les cas de crime contre l'humanité
Choisissez votre langue :
  • Français
  • English
22.01.2018

Venezuela : l’ADLE se félicite de l'adoption de sanctions ciblées et demande à la CPI d'enquêter sur les cas de crime contre l'humanité

 
L’alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe au Parlement européen se félicite de l'adoption par le Conseil des affaires étrangères de l'UE de mesures restrictives à l'encontre des responsables vénézuéliens. Ces sanctions comprennent un cadre juridique sur l'interdiction de voyager et le gel des avoirs des personnes impliquées dans le non-respect des principes démocratiques ou de l'état de droit et dans la violation des droits de l'homme. L’ADLE demande au Conseil d'envisager des sanctions ciblées à l’encontre du Venezuela depuis 2014.
 
Dita Charanzová (ANO, République tchèque), membre de la délégation du Mercosur et de l'Assemblée parlementaire euro-latino-américaine (EuroLat), a déclaré :
 
"Je salue la décision du Conseil d'adopter des sanctions ciblées contre les fonctionnaires du régime vénézuélien, ce qui représente un signal clair de l'UE envers M. Maduro signifiant qu'il ne peut pas continuer à faire taire, emprisonner et priver les Vénézuéliens de leurs droits.
 
Même si j'espère que ces sanctions conduiront le régime à s'engager enfin dans un véritable dialogue, il faut faire davantage afin d’obtenir une transition pacifique. Nous devons faire pression pour qu'un canal d'aide humanitaire soit ouvert immédiatement. Nous devons appeler à la justice et demander à la Cour pénale internationale d'enquêter sur les nombreux cas de crimes contre l'humanité.
 
J'ai d'abord réclamé des sanctions ciblées en décembre 2014. Nous ne devrions pas attendre trois années supplémentaires afin de prendre d'autres mesures. "
 
Beatriz Becerra (Espagne, indépendante), vice-présidente de la sous-commission des droits de l'homme, a ajouté :
 
 "J’espère que ces sanctions sont appliquées à davantage de responsables vénézuéliens et maintenues alors que le régime de M. Maduro continue à violer les droits de l'homme. Nicolás Maduro et son gouvernement ont commis des crimes contre l'humanité. Tous les responsables vénézuéliens identifiés comme responsables de violations des droits de l’homme doivent être punis.
Si M. Maduro ne veut pas de sanctions, il peut convoquer des élections présidentielles assorties de garanties et sans radiations. Il doit cesser de réprimer sa population et d’emprisonner davantage d'opposants. Il doit cesser de harceler les médias libres et permettre l'entrée de l'aide humanitaire.
 
Le peuple vénézuélien compte sur l'Union européenne afin de l'aider à récupérer la démocratie que M. Maduro a confisquée. Le Parlement européen a décerné le prix Sakharov à l'opposition et aux prisonniers politiques vénézuéliens."
 
En novembre de l'année dernière, le Conseil des affaires étrangères a déjà imposé au Venezuela un embargo sur les armes et sur le matériel connexe pouvant être utilisé pour la répression interne. Les sanctions peuvent être inversées en fonction de l'évolution de la situation dans le pays, en particulier la tenue de négociations crédibles et significatives, le respect des institutions démocratiques, l'adoption d'un calendrier électoral complet et la libération de tous les prisonniers politiques.

Mots-clés :
  • AFET :: Affaires étrangères ,
  • Press Release,
  • Week News,
  • Dita CHARANZOVÁ,
  • Beatriz BECERRA BASTERRECHEA