Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe
Cuba : L'UE doit définir clairement la ligne rouge - les droits fondamentaux ne sont pas négociables
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15.11.2018

Cuba : L'UE doit définir clairement la ligne rouge - les droits fondamentaux ne sont pas négociables


L’alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe au Parlement européen condamne fermement les détentions arbitraires, les persécutions et le harcèlement de dissidents pacifiques, de journalistes indépendants, de défenseurs des droits de l'homme et d'opposants politiques à Cuba. Les députés qui ont approuvé aujourd'hui une résolution sur la situation des droits de l'homme à Cuba, demandent la cessation immédiate de ces actes et la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, y compris Eduardo Cardet, et des personnes détenues arbitrairement uniquement parce qu’elles exerçaient leur liberté d'expression et de réunion.


Selon, Pavel Telička (République tchèque, indépendant), eurodéputé de l’ADLE et vice-président du Parlement européen chargé des droits de l'homme et de la démocratie, qui a négocié le texte de la résolution au nom de notre groupe, a déclaré :
‶L’Accord de dialogue politique et de coopération avec Cuba est en vigueur depuis plus d’un an. Malheureusement, ce nouveau chapitre dans les relations UE-Cuba n’a pas amélioré la situation dans le pays. Au contraire, les droits de l'homme se sont détériorés, comme en témoigne le nombre croissant de détentions arbitraires, de persécutions, d'actes de harcèlement et d'attaques contre des dissidents pacifiques. Par ailleurs, le nouveau projet de constitution et le référendum prévu pour février 2019 ne font pas l’objet d’inclusion, de tolérance et de respect des droits civils et politiques fondamentaux qui pourraient garantir un processus constitutionnel démocratique.″

‶Nous appelons donc les autorités cubaines à concrétiser et à faciliter le droit fondamental à un vote ouvert et démocratique afin que la consultation populaire obligatoire soit libre et crédible. Dans le même temps, l'UE doit utiliser l'accord de dialogue politique et de coopération avec Cuba afin de traiter des questions de droits de l'homme en fixant des lignes rouges claires et en veillant à ce que cet accord soit pleinement respecté et mis en œuvre. La Havane doit tenir ses engagements en matière de droits fondamentaux, ce qui ne devrait pas être négociable.″

Teresa Giménez Barbat (Espagne, Indépendante), députée de l’ADLE, a ajouté  que l'UE ne devait pas oublier que l'accord est soumis à une clause démocratique :

Le Parlement européen a donné son accord à l'accord de dialogue politique et de coopération en 2017. Cependant, avec son consentement, il a également approuvé une résolution montrant sa grande préoccupation face à la situation des droits de l'homme et au manque de libertés sur l'île. Une année plus tard, il n'y a toujours pas de progrès à cet égard. Les dissidents politiques, les défenseurs des droits de l'homme, les artistes et les journalistes indépendants sont réprimés par la détention arbitraire et le harcèlement. Ne nous leurrons pas, à Cuba, il n’y a pas de liberté d’expression ou de réunion et quiconque ose penser différemment que le régime est persécuté et censuré. Il n'y a pas de pluralisme politique caractéristique des démocraties et le nouveau projet de constitution ne semble pas le résoudre. Au contraire, cela renforce le pouvoir du Parti communiste et interdit aux générations futures de changer le système politique et social actuel.
Par conséquent, nous devons réitérer notre message et nous rappeler que l'accord est soumis à une clause démocratique qui pourrait le suspendre en cas de violation des dispositions relatives aux droits de l'homme. "

 

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